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CIHA – congrès de Lyon – 2024

36e Congrès du Comité International d’Histoire de l’Art – CIHA – 2024

Rendez-vous du dimanche 23 juin au vendredi 28 juin 2024

Centre de Congrès de Lyon

 

Le 36e Congrès mondial d’histoire de l’art est organisé en partenariat entre le comité français d’histoire de l’art (CFHA), l’Institut national d’histoire de l’art (INHA) et le Laboratoire de recherche historique Rhône-Alpes (LARHRA).

Le thème retenu est Matière – Matérialité.

Si les questions de la matière et de la matérialité n’ont été abordées que de manière implicite et partielle lors des précédents récents congrès du CIHA, le regain d’intérêt et le renouvellement de la recherche qu’elles suscitent leur donnent leur pertinence comme thématique fédératrice susceptible de mobiliser l’ensemble de la communauté internationale des chercheurs en histoire de l’art.

Matière et matérialité sont en effet consubstantielles à la conception, la production et l’interprétation des artefacts de toutes les cultures et de toutes les périodes.

Cette thématique offre donc l’opportunité d’un fructueux dialogue interculturel et interdisciplinaire sur des questions qui poussent à la transversalité du regard et aux croisements des approches et des méthodes.

En outre, elle ouvre à des questionnements très actuels, en phase avec des enjeux sociétaux de premier ordre, liés au tournant numérique, à la mondialisation et aux défis environnementaux.

Organisation du congrès de Lyon - 2024

Soutenue par l’assemblée générale du CFHA du 18 janvier 2018, la candidature française a été validée par l’assemblée générale du CIHA du 11 mars 2019 à Tokyo. Le 3 septembre 2019, lors du congrès de Florence du CIHA, une réunion du Board du CIHA avec les porteurs scientifiques lyonnais a permis de confirmer les premières grandes orientations scientifiques et organisationnelles.

Comité scientifique

En cours de constitution, le comité scientifique comportera une vingtaine de membres et sera composé pour moitié de membres français et pour moitié de membres internationaux. Trois réunions plénières du comité scientifique sont prévues de 2021 à 2023. Son rôle consistera à définir la politique scientifique générale du congrès, à veiller à l’organisation des appels à sessions et à communications et à établir la programmation des manifestations scientifiques.

Comité de pilotage

Ce comité assurera la coordination générale, au nom des tutelles et parties organisatrices, et veillera au bon déroulement de l’organisation du congrès : programmation d’ensemble, relations avec les tutelles, relations avec les financeurs, budget, communication, mécénat, conventions, publication des actes.

Comité d’organisation

Consacré aux aspects opérationnels, logistiques et techniques sur le terrain, le comité d’organisation sera composé en grande partie de collègues lyonnais et de représentants des partenaires.

Calendrier prévisionnel des appels à sessions et à communications

  • Décembre 2020 : Présentation au bureau du CIHA du projet d’organisation de l’édition lyonnaise de 2024
  • Octobre – décembre 2022 : appel à présidence de sessions
  • Février 2023 : sélection des sessions par le comité scientifique
  • Avril à juillet 2023 : appels à communication préparés par les présidents de sessions et validées par le comité scientifique
  • 15 juillet à 15 septembre 2023 : sélection des propositions par les présidents de sessions
  • 1er novembre 2023 : communication du résultat des sélections des communications.

Matière - Matérialité

La thématique Matière et matérialité, proposée par la candidature française pour le 36e congrès du CIHA en 2024, ouvre donc à des questionnements très actuels, en pleine évolution, en phase avec des enjeux sociétaux de premier ordre. Elle offrira l’opportunité d’un fructueux dialogue interculturel et interdisciplinaire sur des questions qui poussent à poser un regard transversal, dans le temps et dans l’espace, et à croiser les approches tant sur le plan théorique que méthodologique. Elle intéresse les artefacts de toute nature, de tous les temps et de toutes les aires culturelles, et répond ainsi au tournant global amorcé lors du congrès de Melbourne en 2008. Elle entrerait également en résonance avec le congrès du CIHA de Nuremberg de 2012, qui avait centré ses débats sur le « défi de l’objet ». Ce choix particulièrement judicieux intervenait au moment où le « Material turn » était constaté par les premières tentatives de synthèse.

Dans ce contexte en mutations rapides, l’histoire de l’art peut et doit contribuer à la réflexion sur le rapport de l’homme à son environnement à partir de sa connaissance des œuvres d’art dont une des caractéristiques essentielles a toujours été de travailler des matières et de conférer aux objets obtenus des propriétés et des valeurs complémentaires. Ce processus qui hérite de pratiques magiques ou sacrées, vise par exemple à donner l’illusion que telle divinité est présente devant le fidèle, que quelques pigments liés et étendus sur un support sont transformés en ciel dans un paysage ou en visage dans un portrait. Il permet de conserver indéfiniment la perfection d’un corps dans le marbre d’une statue ou l’apparence d’une personne chère après sa disparition physique (Florence 2019). Ces propriétés découlent de la matérialité de l’œuvre dont la présence concrète se manifeste par les effets de texture, de surfaces, de poids, d’extension dans l’espace, de formats, de traces gestuelles, d’effets de matière. La notion de matérialité renvoie donc au fait que les artefacts qui intéressent l’histoire de l’art sont composés de matériaux et, à un niveau théorique, à tous les processus – techniques, culturels et sociaux – qui sous-tendent la réalisation et la perception matérielles des œuvres.

Si les thèmes de la matière et de la matérialité n’ont été abordés que de manière implicite et partielle lors des précédents récents congrès, le regain d’intérêt et le renouvellement de la recherche qu’ils suscitent actuellement, et pour des années encore, lui donnent sa pertinence comme thématique fédératrice susceptible de mobiliser l’ensemble de la communauté internationale des chercheurs en histoire de l’art.