Prix Michel Laclotte 2023
La Fondation pour l’Art et la Recherche, a créé en octobre 2021 le prix Michel Laclotte pour une période de cinq ans (2022-2026) et l’a placé sous l’égide du Comité français d’histoire de l’art (CFHA).
Le prix Michel Laclotte a pour ambition d’encourager les jeunes conservateurs et attachés de conservation dans leurs travaux.
Il est décerné tous les ans.
Les modalités du prix
Le Prix Michel Laclotte est destiné aux conservateurs du patrimoine et aux attachés de conservation rattachés à des établissements français.
Il récompense une première réalisation qui s’inscrit dans les domaines de recherches et d’activités de Michel Laclotte (1929-2021) :
- La peinture en France et en Italie de la fin du XIIIe au début du XVIe siècle, ainsi que la peinture en France au XVIIe siècle et en Europe au XIXe siècle ;
- Les collections et les collectionneurs ;
- Les rapports entre les arts des périodes passées et les arts des XXe et XXIe siècles ;
- La muséologie : histoire des collections, des musées, de leur architecture, des expositions ;
- Les activités des musées : études des fonds, présentation, publication (papier ou en ligne), liens avec le public…
- La restauration des œuvres, y compris l’histoire de la restauration.
Cette réalisation peut prendre la forme d’une recherche d’une certaine ampleur (publiée ou non), d’un travail muséographique ou de valorisation patrimoniale, par exemple : nouvelle présentation, exposition, action en faveur du public, site internet, littérature grise…
Le prix récompense une réalisation achevée dans les cinq années précédant l’année du prix. Un candidat ne peut se présenter plus de deux fois.
Deux prix de 2 500 € sont attribués chaque année pour la période 2022-2026.
Une attention particulière sera accordée aux candidates et aux candidats en poste en province.
Candidature
Le dossier est constitué de :
- Une lettre expliquant les liens entre la candidature et les domaines de recherche et d’activité de Michel Laclotte;
- Un dossier développant le contenu de la réalisation (15 pages maximum, avec des illustrations) ou, le cas échéant, la publication;
- Un bref CV du candidat ou des candidats (3 pages en tout maximum).
Le dossier sera enregistré en un seul document sous format PDF d’une taille inférieure à 10 Mo avec comme désignation « Nom_prix_M_Laclotte ».
Dans le cas d’un ouvrage collectif, le candidat indiquera précisément son rôle et sa part dans la publication ou la réalisation pour laquelle il demande le prix.
Nous vous prions de bien vouloir adresser ce dossier sous format numérique à l’adresse suivante presidence@cfha-web.fr (avec copie à secretariat.cfha@gmail.com) avec comme objet du message : Prix Michel Laclotte.
Si l’objet principal du dossier est une publication imprimée, prière d’en envoyer un exemplaire à
Comité français d’histoire de l’art
Prix Michel Laclotte
Institut national d’histoire de l’art
2, rue Vivienne 75 002 Paris
Cet envoi ne sera pas retourné.
Le jury
Le jury est constitué de sept membres qui ont chacun une voix :
- la Fondation pour l’Art et la Recherche, membre de droit, représenté par son président, Christian Volle.
Et six membres nommés par le conseil exécutif du CFHA :
- Olivier Bonfait, président du CFHA, professeur à l’université de Bourgogne et à l’École du Louvre
- Jean-Pierre Cuzin, ancien conservateur général du patrimoine et directeur du département des Peintures du musée du Louvre
- Ariane Dor, conservatrice des Monuments Historiques à la Direction régionale des affaires culturelles d’Occitanie,
- Sylvie Ramond, conservatrice en chef du patrimoine, directrice du musée des beaux-arts de Lyon et du pôle des musées d’art de Lyon,
- Neville Rowley, conservateur à la Gemäldegalerie et au Bode-Museum de Berlin,
- Dominique Thiebaut, conservatrice générale honoraire au département des Peintures du musée du Louvre.
Jean-Pierre Cuzin et Olivier Bonfait sont coprésidents du jury.
Calendrier
Pour le prix 2023, les dossiers sont à envoyer avant le 16 janvier 2023. Les lauréats seront choisis avant la fin du mois de février 2023.
Règlement du prix Michel Laclotte
Le règlement de ce prix a été établi par un groupe de réflexion composé de personnes proches de Michel Laclotte et de membres du bureau du CFHA : Sébastien Allard, Olivier Bonfait, Jean-Pierre Cuzin, Judith Kagan, Sylvie Ramond, Nathalie Volle.
Il a été validé par le comité exécutif de la Fondation pour l’Art et la Recherche et par le conseil exécutif du CFHA.
La Fondation pour l’art et la recherche et le CFHA se réservent tous les droits sur l’attribution du prix et sur la publicité accordée à ce prix.
Plus d’information : https://cfha-web.fr/prix-michel-laclotte/
Présentation brève de Michel Laclotte ici : FAR_CFHA_Prix_Michel_Laclotte
Véronique Rouchon Mouilleron a reçu une formation en lettres classiques, de l’intégration à l’École normale supérieure jusqu’à l’agrégation. Elle s’est formée en histoire de l’art, à la Scuola Normale Superiore de Pise, et a soutenu sa thèse de doctorat sur les peintures murales du baptistère de Parme. D’abord Pr.Ag. à Paris-Sorbonne en histoire de l’art, elle a été recrutée en 2002, à l’université Lumière Lyon 2, en qualité de maître de conférences en histoire du Moyen Âge, sur un poste profilé sur l’étude des images et l’aire italienne. Le mémoire inédit de son dossier d’Habilitation à Diriger des Recherches traite des diagrammes circulaires, spécialement à travers l’exégèse du livre du prophète Ezéchiel, et de la vision biblique appelée ‘Vision du Char de Yahvé’. Après avoir porté sur les décors monumentaux de l’Italie communale, sa recherche s’est tournée vers l’étude des manuscrits et la culture livresque. L’histoire de la culture visuelle, en Italie et en France (XIIe-XVe siècles) et l’iconographie historique constituent ses principaux domaines de spécialité.
Historien de l’art (Université de Tours), docteur en histoire culturelle (Université de Versailles-Saint-Quentin en Yvelines), formé à l’histoire des techniques (Cnam, EHESS), Guy Lambert est maître de conférences à l’École nationale supérieure d’architecture de Paris-Belleville, IPRAUS, umr AUSser 3329. Ses recherches portent en premier lieu sur l’architecture des XIXe et XXe siècle comme domaine de savoir, comme processus créatif et comme relations d’acteurs, en l’envisageant sous l’angle de l’histoire culturelle et matérielle. Il s’intéresse également aux interactions entre cadre de vie, techniques et société des XIXe et XXe siècle. Parmi ses publications récentes : Pannes et accidents (XIXe-XXIe siècle). Au cœur de l’économie, des techniques et de la société (Artefact. Techniques, histoire et sciences humaines, n° 11), 2019 (dir. avec Olivier Raveux) ; Les architectes et la fonction publique. XIXe-XXIe siècle, Rennes, PUR, 2022 (dir. avec Catherine Bruant et Chantal Callais). Membre fondateur de l’Association d’histoire de l’architecture en 2015, il est président depuis 2017.
Neville Rowley est conservateur des sculptures et peintures italiennes des XIVe et XVe siècles au Bode-Museum et à la Gemäldegalerie de Berlin. Il est titulaire d’un doctorat en histoire de l’art de l’Université Paris-Sorbonne et a enseigné à l’École du Louvre et à l’Université de Campinas (Brésil). Il a travaillé sur diverses expositions au Metropolitan Museum of Art de New York et à la Villa Médicis à Rome, ainsi qu’à Berlin même (notamment « Mantegna & Bellini », 2019 ; « Donatello. Inventeur de la Renaissance », 2022). Il a publié de nombreux articles spécialisés sur l’art italien du XVe siècle, ainsi que des livres de divulgation sur Fra Angelico, Donatello, Piero della Francesca, Caravage et Picasso.
ncien pensionnaire de l’Académie de France à Rome et ancien boursier de la Fondation Napoléon, Mehdi Korchane est responsable de la conservation des arts graphiques des musées d’Orléans. Diplômé des universités de Tours (maîtrise), de Paris X-Nanterre (DEA) et de Lumière-Lyon II (doctorat), il est l’auteur d’une thèse sur le peintre Pierre Guérin (éd. Mare & Martin, 2018). Il a été commissaire scientifique des expositions Entre Lumières et Romantisme. Dessins du musée des Beaux-Arts d’Orléans (musées d’Orléans et de Vevey, 2006-2007) ; Michel-Ange au siècle de Carpeaux (musée des Beaux-Arts de Valenciennes, 2012) ; La Dernière nuit de Troie : histoire et violence autour de la « Mort de Priam » de Pierre Guérin (musée des Beaux-Arts d’Angers, 2012) ; Le Passé retrouvé. L’histoire imagée par le XIXe siècle (Lyon, galerie Descours, 2014) ; Figures de l’exil sous la Révolution (musée de la Révolution française, Vizille, 2016), Ingres avant Ingres, dessiner pour peindre (musée des Beaux-Arts d’Orléans, 2021) et est co-commissaire de l’exposition Le Trait et l’Ombre. Dessins français du musée des Beaux-Arts d’Orléans (musée du Domaine départemental de Sceaux, 2022).
