Projet ESPADON: Questionnaire sur l’usage des données du patrimoine en histoire de l’art et archéologie
L’EquipEx+ ESPADON (En Sciences du Patrimoine, l’Analyse Dynamique des Objets anciens et Numériques), porté par la Fondation des Sciences du Patrimoine, lance les États généraux des données du patrimoine.
A travers la diffusion d’un questionnaire et l’organisation d’une série de consultations regroupant les divers domaines de recherche et les professions variées s’intéressant aux « objets » du patrimoine culturel (de l’objet de musée au site archéologique en passant par les monuments historiques), ces États généraux visent à faire le bilan des usages et des pratiques actuelles concernant la production de connaissances et les données associées, à l’échelle nationale.
Ils visent également à recueillir les souhaits de tous en vue de l’élaboration du futur écosystème numérique ESPADON, quant à l’accessibilité des données des objets du patrimoine, à leur création, à leur gestion et à leur manipulation (visualisation, analyse, traitement, interrogation…).
Un questionnaire a été élaboré de manière interdisciplinaire et interprofessionnelle et est destiné à l’ensemble des acteurs (anthropologues, archéologues, conservateurs, documentalistes, historiens, historiens de l’art, professionnels de la médiation, régisseurs, restaurateurs, scientifiques de la conservations, spécialistes des bibliothèques, etc.). Les doctorants et post-doctorants sont invités à y répondre également. De la participation de tous dépendra la capacité du consortium ESPADON à élaborer un écosystème numérique répondant le plus largement possible aux besoins des acteurs du domaine, et en particulier des historiens de l’art et archéologues.
Ce questionnaire est accessible via le lien suivant : https://espadon.limesurvey.net/427857?lang=fr
Les réponses sont attendues pour le 31 octobre 2022.
Le consortium ESPADON vous remercie par avance pour les minutes précieuses que vous pourrez consacrer à ce questionnaire.



Delphine Bastet est attachée de conservation du Patrimoine, actuellement en poste au service des biens mobiliers de la Direction du Patrimoine de la ville d’Aix-en-Provence. Diplômée de l’École des Mines de Paris et titulaire d’une thèse de doctorat soutenue en 2014 à l’université d’Aix-Marseille sur Les grands Mays de Notre-Dame de Paris, parue aux éditions Arthena en 2021, son parcours se déroule essentiellement dans les collectivités territoriales, dans les musées comme le Museon Arlaten (Arles, 2007-2018) au cours de sa complète rénovation ou au musée Granet (Aix-en-Provence, 2018-2022) comme responsable de la production des expositions temporaires. Qualifiée maître de conférence en 2018, elle est attachée à la mise en place de liens entre monde professionnel de la culture et université. Ses recherches se tournent vers le patrimoine religieux en Provence aux XVIIe-XVIIIe siècles.
Yohan Rimaud est conservateur du patrimoine, chargé des collections de peintures, sculptures et objets d’art au musée des Beaux-Arts et d’Archéologie de Besançon. Il a rejoint le musée en 2014 après une double formation en sciences politiques et en histoire de l’art suivi de l’Institut National du Patrimoine (promotion Oscar Wilde). Après avoir supervisé l’accrochage du musée rénové inauguré en 2018, il a été le commissaire de l’exposition Une des provinces du rococo. La Chine rêvée de Françosi Boucher en 2019-2020. Ses recherches portent principalement sur la peinture et le dessin en France au XVIIIe siècle. Il prépare une exposition consacrée à Besançon au XVIIIe siècle qui se tiendra en 2022.
Christian Volle est cofondateur en 1977 et secrétaire général de la maison d’édition Arthena (Association pour la diffusion de l’histoire de l’art) qui a publié de nombreuses monographies sur les arts du XVIe au XIXe siècle.
Anne-Lise Desmas est senior curator et directrice du département des sculptures et objets d’art du J. Paul Getty Museum de Los Angeles. Diplômée de recherche de l’École du Louvre, docteur en histoire de l’art à Paris-Sorbonne, et ancienne pensionnaire de l’Académie de France à Rome, elle a notamment publié Le ciseau et la tiare: les sculpteurs dans la Rome de Benoît XIII, Clément XII et Benoît XIV (1724-1758) (2012), été co-commissaire de l’exposition Edme Bouchardon: une idée du beau (Louvre et Getty, 2016-17) et écrit de nombreux articles sur les sculpteurs français et italiens des XVIIe-XIXe siècles. Elle travaille actuellement à des projets d’expositions sur Camille Claudel et Paolo Troubetzkoy, à une monographie sur le sculpteur Pierre-Étienne Monnot, au catalogue raisonné des sculptures françaises du Getty ainsi qu’à la réinstallation des salles des objets d’art français de son département. Elle siège dans les comités de rédaction des Getty Research Journal et Studi di Scultura.
Directrice de la Fondation pour la mémoire de l’esclavage, Dominique Taffin, conservatrice générale du patrimoine, a dirigé les Archives de la Martinique de 2000 à 2019 et conjugue une longue expérience dans les archives et dans les musées : aux Archives d’outre-mer (1985-1992), au musée national des Arts d’Afrique et d’Océanie (1992 à 2000). Responsable du fonds « colonial » du musée, elle a oeuvré à la clarification des relations entre histoire des collections et situation coloniale (colloque « Du musée colonial au musée des cultures du monde en 1998).