Premières Assises de l’histoire de l’art en France (les rencontres du CFHA) : 7 juillet 2023. Présentation
Premières Assises de l’histoire de l’art en France
(Les rencontres du CFHA)
Domaine départemental de Sceaux
Vendredi 7 juillet 2023
en collaboration avec le Domaine départemental de Sceaux
et la mission de préfiguration du Musée du Grand Siècle
Pourquoi des Assises de l’histoire de l’art organisées par le CFHA ?
Le but de ces premières Assises de l’histoire de l’art est de réunir toute la communauté de l’histoire de l’art en France : aussi bien le monde de la recherche universitaire que les professionnels du patrimoine et de sa conservation-restauration, ainsi que les acteurs du marché de l’art, de l’édition, de la critique et de la collection.
Ce rassemblement permettrait à cette communauté d’échanger, de partager des savoirs et des questionnements, afin d’être plus dynamique pour mieux accueillir le 36e Congrès du Comité International d’histoire de l’art qui aura lieu à Lyon du 23 au 28 juin 2024.
Le grand événement du Congrès de Lyon est la suite de grands congrès qui ont lieu depuis 1873. Ils se déroulent dans des grandes villes de l’histoire de l’art (Florence, Pékin) et rassemblent plus de 3000 personnes. Le dernier congrès à avoir eu lieu en France remonte à 1989. Pour assurer le succès international du congrès de Lyon, il convient que la communauté française se mobilise pleinement et la rencontre de Sceaux doit y contribuer.
La formule des Assises réunissant tous les acteurs de l’histoire de l’art en France est inédite. Elle se distingue des colloques scientifiques, où se retrouvent des spécialistes d’un seul sujet, et du Festival d’histoire de l’art, qui vise à faire connaitre l’histoire de l’art à un vaste public.
Le Comité français d’histoire de l’art, seule association fédérant rassemblant tous les acteurs de l’histoire de l’art en France, est en charge de l’organisation du Congrès de Lyon. Il a manifesté son dynamisme depuis une dizaine d’années en créant un site internet, une lettre informatique, en faisant participer tous les acteurs de l’histoire de l’art sur l’ensemble du territoire à différents débats, en assurant la distribution des bourses et de prix et en en créant (prix Michel Laclotte).
Le CFHA publiera en 2023 à l’occasion du congrès de Lyon un volume avec plus de 50 auteurs de renommée internationale faisant le point sur le développement et la diversité des recherches et pratiques en histoire de l’art depuis cinquante ans.
Le comment des Assises
Le but de cette rencontre étant d’être le plus collectif possible et d’habituer notre communauté à des formes modernes de colloque international, avec des appels à sessions et la tenue de plusieurs sessions en même temps. Les Assises se dérouleront sur une journée, selon ces processus.
Il sera demandé à chaque organisateur ou organisatrice de rencontre de faire parler dans le « panel » une personne venant du monde académique, une autre du patrimoine, afin d’assurer un échange de pratiques scientifiques, et si possible un jeune chercheur. Chaque session comportera une heure de présentation, et 30 minutes de discussion.
En ayant quatre sessions en même temps, il est ainsi possible d’avoir seize sessions dans la journée, ce qui permettrait de couvrir toutes les périodes de l’histoire de l’art et différentes approches. Éventuellement, le CFHA pourra proposer d’organiser quelques ateliers, notamment pour aborder des questions d’actualités ou aider les jeunes chercheurs dans leur intégration à la vie professionnelle. De même, une session pourrait être consacrée au patrimoine dans les Hauts-de-Seine et sa valorisation.
Une ou deux conférences finales donneront la possibilité de rassembler tout le public et de mettre en valeur l’institution accueillante.
Un comité scientifique participe à l’élaboration du programme des rencontres (thèmes et intervenants, sélection des propositions reçues. Pour sa composition voir ici
Pourquoi les Assises au Domaine départemental de Sceaux ?
Pour la réussite de ces premières Assises, il s’agit de les organiser dans un lieu adapté et stimulant intellectuellement. Le Domaine départemental de Sceaux offre la possibilité d’avoir plusieurs salles pouvant abriter des sessions en même temps, et peu éloignées, ce qui permet une certaine mobilité. Il a en outre l’avantage d’être dans un lieu bien desservi, assez proche de Paris pour que tous les participants puissent le rejoindre facilement, et assez éloigné pour que les personnes ne viennent pas assister juste à une session et repartent. Le cadre très agréable, riche d’un passé historique fort, incite de plus à rester la journée.
Surtout, le Domaine est un lieu stimulant intellectuellement : il est connu par les historiens de l’art pour la qualité des collections et des expositions qui y ont été présentées, ainsi que pour les journées d’études organisées récemment. La présence actuelle du Musée du Grand Siècle offre en outre un stimulus scientifique important.
La date du 7 juillet permet d’éviter toute interférence avec d’autres événements et proche des vacances, elle implique de donner une tonalité joyeuse à ces rencontres.
Venez nombreux !
Journée d’étude en hommage à Catherine Chédeau-Arabeyre
Après des études de droit public et d’histoire de l’art, Maeva Abillard a débuté son parcours professionnel comme responsable du château-musée de Nemours, puis comme chargée des dessins et des photographies au musée Rodin. Après la réussite au concours de conservateur, elle intègre le Service des musées de France/Ministère de la Culture comme référente pour les musées de Beaux-Arts XIXe siècle au sein du Bureau des réseaux territoriaux. Actuellement conservatrice en chef du musée national Jean-Jacques Henner, elle a été co-commissaire, en partenariat avec les musées de la ville de Strasbourg, de deux expositions à l’automne 2021 : la première rétrospective consacrée à l’artiste au musée des Beaux-Arts de Strasbourg Jean-Jacques Henner. La Chair et l’Idéal et une exposition intitulée Alsace. Rêver la province perdue. 1871-1914 au musée Henner. Ses champs d‘étude concernent la peinture et les arts graphiques au XIXe siècle, particulièrement la matérialité des supports, ainsi que la formation des artistes.
Aude Gobet dirige le service d’étude et de documentation du département des peintures du musée du Louvre depuis 2015. Après avoir soutenu sa thèse de doctorat en 2007 : « Une solidarité artistique au XVIIIe siècle. Artistes et académiciens à Rouen au temps de Jean-Baptiste Descamps (1715-1791)» à l’Université de Paris I-Panthéon Sorbonne, elle poursuit ses recherches sur la sociabilité savante et les réseaux artistiques au siècle des Lumières. Pensionnaire de l’Académie de France en 2009-2010, ses recherches portent sur les élèves des écoles françaises de dessin présents à Rome dans la deuxième moitié du XVIIIème siècle, autour du Palazzo Mancini. Parallèlement elle assure, sous la direction de Pierre Rosenberg, le commissariat de l’exposition du musée des Beaux-Arts de Lyon « Louis Cretey. Un visionnaire entre Lyon et Rome » (2010-2011).
Titulaire d’un diplôme de recherches approfondies de l’École du Louvre (2004) et d’une thèse en histoire de l’art contemporain (Paris IV-Sorbonne, 2008) publiée en 2014 (La Peinture d’histoire en France, 1860-1900 : la lyre ou le poignard), Pierre Sérié est depuis 2010 maître de conférences en histoire de l’art contemporain à l’université Clermont-Auvergne. L’obtention d’un fellowship d’un trimestre à Yale University (bourse Focillon, automne 2013) lui a permis d’engager une réflexion sur les phénomènes de résistance à la modernité artistique dans les démocraties libérales de la seconde moitié du XIXe siècle à la crise de 1929, en particulier dans le monde anglo-américain. Cette recherche pour laquelle il a ensuite bénéficié d’une bourse Chastel à l’Académie de France à Rome (Villa Médicis, mai-juin 2018) constituait l’inédit de sa thèse d’habilitation soutenue à l’université Clermont-Auvergne en juillet 2021 (Résistances à l’idée d’art moderne dans la peinture : Paris, Londres, New York, 1848-1931).