Actualités

Accès restreint à la bibliothèque de l’INHA du 20 juin au 18 septembre

La fin des travaux de la Bibliothèque nationale de France sur le site Richelieu impose une modification temporaire des conditions d’accès à la bibliothèque de l’INHA, à partir du 19 juin jusqu’au 19 septembre 2022. Soucieux de léser le moins possible le travail de recherche de ses usagers, l’INHA maintient cependant l’accès à ses collections jusqu’au 22 juillet 2022 selon des modalités adaptées.

Accès entre le lundi 20 juin et le vendredi 22 juillet 2022

Entre le lundi 20 juin et le vendredi 22 juillet, l’accès est possible uniquement sur réservation, selon une jauge réduite de 55 places. L’entrée et la sortie de la bibliothèque de l’INHA se font par l’entrée de la bibliothèque de l’École nationale des chartes, au 12 rue des Petits-Champs (voir plan ci-dessous).

La bibliothèque de l’INHA est ouverte :

  • du 20 juin au 13 juillet : du lundi au vendredi de 9 h à 19 h, et le samedi de 9 h 30 à 18 h ; l’espace Doucet est ouvert du lundi au vendredi, de 14 h à 18 h, et le samedi de 14 h à 17 h ;
  • du 15 au 22 juillet : du lundi au vendredi de 9 h à 17 h, fermeture le samedi ; l’espace Doucet est ouvert du lundi au vendredi de 14 h à 17 h.

 

Les plages de réservation sont d’une demi-journée (9 h-14 h/14 h-19 h avant le 15 juillet ; 9 h-13 h/13 h-17 h après le 15 juillet), réservable jusqu’à la veille de la plage à 23h59. Chaque lecteur peut réserver jusqu’à deux plages en avance et réserver à nouveau lorsque l’une de ces réservations est échue. Les réservations se feront en ligne avec les identifiants de votre compte lecteur. En cas d’empêchement, les places sont annulables sur cette même plateforme.

Les nouveaux lecteurs pourront s’inscrire à la bibliothèque de l’INHA à distance uniquement,
en contactant l’adresse info-bibliotheque@inha.fr.

L’attribution d’un Pass Recherche BnF est proposée gratuitement et automatiquement à tous les lecteurs régulièrement inscrits pendant la période du 20 juin au 18 septembre inclus, leur permettant un accès aux espaces Recherche de la BnF des sites autres que Richelieu en compensation, sans démarche préalable de leur part.

Entre le 23 juillet et le 18 septembre 2022

La bibliothèque de l’INHA sera ensuite fermée au public à partir du 22 juillet au soir et rouvrira à ses lecteurs à partir du 19 septembre.

Cette période correspondra à un important chantier dans le magasin central, devant être mené en site fermé.

La bibliothèque prie ses lecteurs de l’excuser pour  la gêne occasionnée et les remercie de leur compréhension.

voir l’article sur le site de la bibliothèque ici.

Prix Michel Laclotte 2022

Prix Michel Laclotte 2022

 

Grâce à la Fondation pour l’Art et la Recherche, le prix Michel Laclotte a été créé en 2021 pour une période de cinq ans (2022-2026). Il est placé sous l’égide du Comité français d’histoire de l’art (CFHA).

Le prix Michel Laclotte a pour ambition d’encourager les jeunes conservateurs et attachés de conservation dans leurs travaux. Il est décerné tous les ans.

 

Le jury du prix Michel Laclotte a décerné le prix Michel Laclotte 2022 à :

Corentin Dury, conservateur du patrimoine au musée des beaux-arts d’Orléans, pour le catalogue raisonné des peintures italiennes et hispaniques du musée de Tessé du Mans et l’exposition qui l’accompagnait (déc. 2016- mai 2017)

Yohan Rimaud, conservateur du patrimoine au musée des beaux-arts et d’archéologie de Besançon, pour l’aménagement muséographique des collections de peinture dans le cadre de la rénovation du musée (nov. 2018).

Chaque lauréat recevra la somme de 2500 euros.

 

Le jury a en outre particulièrement apprécié la qualité des dossiers de :

– Clémentine Mathurin, conservatrice du patrimoine au service des Monuments historiques de la DRAC Pays de la Loire, pour son travail sur les tapisseries de la cathédrale Saint-Maurice d’Angers (restauration, expositions, publications),

– et Marine Kisiel, conservatrice du patrimoine, conseillère scientifique à l’INHA, pour son ouvrage La peinture impressionniste et la décoration (Paris, Le Passage, 2021).

 

Le jury du prix Michel Laclotte est composé de Olivier Bonfait et Jean-Pierre Cuzin, présidents, et de Ariane Dor, Sylvie Ramond, Neville Rowley, Dominique Thiébaut, Christian Volle.

 

Le prix sera remis à l’Auditorium Michel Laclotte du musée du Louvre le 22 avril 2022 à la fin de la journée organisée en hommage à Michel Laclotte, par Jean-Pierre Babelon, membre de l’Institut et Laurence des Cars, Présidente-Directrice du Musée du Louvre.

Journée d’hommage à Michel Laclotte au Musée du Louvre avec remise du prix Michel Laclotte

 

Hommage à Michel Laclotte

Musée du Louvre, Auditorium Michel Laclotte, vendredi 22 avril.

 

Homme de musées, Michel Laclotte a porté les grands projets qui façonnent toujours, aujourd’hui, le paysage muséal français : la transformation du département des Peintures du musée du Louvre ; la création du musée d’Orsay dédié à l’art de la seconde moitié du 19 e siècle sous toutes ses facettes, dans une vision interdisciplinaire d’une grande modernité ; la mise en œuvre de la transformation du Louvre, devenu avec le Grand Louvre, le plus grand musée du monde ; la fondation de l’Institut national d’histoire de l’art associant musées et universités, recherche et diffusion, dont vient d’être célébré le vingtième anniversaire. Ce visionnaire, ce meneur d’équipes, demeurait modeste. Il disait volontiers de lui-même qu’il avait eu beaucoup de chance. Sans doute, l’époque était riche d’opportunités. Michel Laclotte a eu le talent de les saisir et de les transformer, avec une intelligence qui alliait à la fois un grand esprit et un grand cœur, un sens aigu des projets et une attention remarquable à tous et à chacun. Accueillant ses jeunes collègues avec bienveillance, avec un souci de la transmission des connaissances et du savoir être, il garda également, sa vie durant, un souvenir heureux de sa jeunesse, porté par la reconnaissance pour ceux qu’il admirait et qui avaient été ses maîtres. Le musée du Louvre et l’Institut national d’histoire de l’art ont souhaité s’associer pour rendre hommage à ce grand homme de musées, en organisant une journée d’études et de réflexion visant à rappeler les accomplissements de Michel Laclotte et la manière dont ils ont, au cours des cinquante dernières années, irrigué les transformations des institutions muséales comme de l’enseignement et de la transmission de l’histoire de l’art. Cettejournée sera accessible au sein de l’Auditorium Michel Laclotte et en direct. Elle fera ensuite l’objet d’une publication. Journée organisée en partenariat avec l’Institut national d’histoire de l’art.

 

10 h Introduction par Laurence des Cars, Présidente-Directrice du musée du Louvre, et France Nerlich, Directrice du département des études et de la recherche à l’Institut National d’Histoire de l’Art

 

  1. Bâtir le musée

Michel Laclotte aurait voulu être architecte. Les réalisations muséales qui jalonnent sa carrière ont été profondément marquées par la clarté de son propos sur l’architecture et la détermination de son action à concevoir les projets. Michel Laclotte aura été marqué par l’architecture du 20 e siècle dont il admirait les grandes figures, mais il portait une affection particulière aux courants de l’Après-guerre, confrontés à la reconstruction et au recours à des formes minimalistes. Professeur d’histoire de l’architecture, Jean-Louis Cohen nous invite à retracer un panorama exceptionnel de la création muséale jusqu’à aujourd’hui.

10 h 20 Le musée, l’architecture, la ville par Jean-Louis Cohen, New York University

10 h 50 Table ronde

La table-ronde propose de revenir sur quatre temps forts de ces réalisations (1968 et l’entrée du design contemporain au musée, 1977 et la création du musée du Petit-Palais à Avignon, 1986 et l’ouverture du musée d’Orsay, 1989-1993 et le Grand Louvre) qui constituent encore aujourd’hui autant de laboratoires expérimentaux pour les musées. Pour en parler, quatre intervenants qui soit ont eu la chance de participer aux côtés de Michel Laclotte à ces grands projets et d’en tirer de précieuses leçons soit d’étudier certaines de ces réalisations pour nourrir leurs recherches sur l’histoire de l’architecture et de la muséographie.

Modération : Françoise Mardrus, musée du Louvre Avec : Dominique Brard, architecte, Atelier de l’Île Cecilia Hurley, École du Louvre et université de Neuchâtel Richard Peduzzi, scénographe Cloé Pitiot, musée des Arts décoratifs

 

  1. Penser/fonder le musée

Michel Laclotte demeure dans nos pensées comme un grand fondateur de musées – le Petit Palais en Avignon, le musée d’Orsay, le Grand Louvre ; il a contribué, de manière forte, à dessiner le paysage muséal contemporain en France. Il était aussi un grand amoureux des musées. Dès sa nomination à la tête du département des Peintures, ce grand intellectuel avait associé étroitement réflexion scientifique et attention à la muséographie et à la compréhension des œuvres. Dès ses tout premiers écrits, sans doute dès ses toutes premières visites au musée, il avait compris combien le musée est un espace singulier, à la fois de connaissance, de rencontres, de plaisir, où le rapport à la déambulation, au regard, à l’échange, induit une approche des œuvres particulière, portée par le savoir académique comme par une découverte sensible

11 h 50 Musées sans frontière par Neil MacGregor, Historien de l’art

12 h 10 Table ronde Modération : Sébastien Allard, musée du Louvre Avec : Thomas Bohl, musée du Louvre Philippe Costamagna, musée Fesch, Ajaccio Patricia Mainardi, CUNY Graduate Center, New York 15 h du cinéma

 

15 h

  1. Le musée ouvert sur le monde

Dans Histoires de musées. Souvenirs d’un conservateur (Scala, 2003), Michel Laclotte rappelle que «l’une des idées fortes du projet [du Grand Louvre] consistait à ouvrir le musée sur la ville ». L’architecture des espaces ainsi que la programmation culturelle constituèrent les éléments essentiels d’une politique entièrement nouvelle, mise en œuvre à partir d’avril 1989. Quelles sont les sources de cette vision du musée, quelles ont été ses conséquences sur l’activité du Louvre et son rapport avec ses publics, quelle influence a-t-elle pu avoir sur les musées français. Quel peut être l’avenir de cette conception « symphonique » du musée ?

15 h 10 Le musée ouvert sur le monde par Paul Salmona, musée d’art et d’histoire du Judaïsme

15 h 40 Table ronde

Michel Laclotte a souhaité ouvrir le musée sur la société de son temps en créant au sein du musée d’Orsay, dès son ouverture, et au Louvre, un service culturel et un Auditorium. La richesse de leurs programmes, les relations établies avec la création contemporaine dans le domaine des arts vivants – musique, cinéma, littérature, danse, théâtre – et avec les autres disciplines des sciences humaines ont permis d’offrir de nouveaux regards et de nouvelles perspectives sur la collection et l’histoire de chacun des musées. Les deux grands musées de beaux-arts se sont affirmés comme des lieux de vie, ouverts au monde et sur le monde. Les pistes ainsi ouvertes ont été riches, elles ont contribué à renouveler l’image de l’institution muséale, à attirer de nouveaux publics, à fonder des espaces d’échanges. La table ronde, en présentant des projets récemment mis en œuvre dans différents musées– le musée d’Orsay, le musée du Louvre Lens, le Louvre – en perspective avec les débats de notre société contem-poraine, analysera ce qui demeure de l’esprit fondateur et audacieux de Michel Laclotte, esprit ferment de développements futurs des musées d’aujourd’hui.

Modération : Dominique de Font-Réaulx, musée du Louvre Avec : Luc Bouniol-Laffont, musée du Louvre Anne Lafont, École des hautes études en sciences sociales Marie Lavandier, musée du Louvre-Lens Dominique Païni, historien du cinéma

 

  1. Transmettre

Michel Laclotte a été un compagnon de route de l’Ecole du Louvre tout au long de sa carrière, et même au-delà de cette dernière. Elève dans les années 50, il y a effectué la totalité du cursus et soutenu une thèse de 3e cycle en 1955. Son engagement s’est particulièrement manifesté à deux époques très différentes : il a enseigné d’une part entre 1965 et 1969, puis l’année universitaire 1977-78, d’autre part entre 2007 et 2010. Les sujets de ses cours étaient, à une quarantaine d’années de distance, les mêmes : il est donc particulièrement intéressant de confronter les témoignages, pour mieux comprendre quelle était sa méthode pédagogique. Quelle que soit la période, il n’en reste pas moins que le bonheur de «susciter l’intérêt et, encore mieux, des vocations » demeura présent chez lui jusqu’au bout, selon ses propres termes. L’évoquer participe à l’hommage que souhaite lui rendre « son » Ecole.

16 h 40 Michel Laclotte et l’Ecole du Louvre : un enseignement incarné par Claire Barbillon, École du Louvre

17 h 10 Table ronde Dans Histoires de musées. Souvenirs d’un conservateur (Scala, 2003), Michel Laclotte rappelle que « l’une des idées fortes du projet [du Grand Louvre] consistait à ouvrir le musée sur la ville ». Cette volonté d’ouverture, Michel Laclotte l’a portée dans toutes ses activités, dans et au-delà du musée. Enseignant à l’École du Louvre, homme clef de la fondation de l’Institut National d’Histoire de l’Art (INHA), il n’a eu de cesse de chercher à transmettre sa conception de l’histoire de l’art à de nouvelles générations, fidèle en cela au souvenir de ce que ses maîtres lui avaient transmis.

Modération : Pierre Wat, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne Avec : François-René Martin, École nationale supérieure des Beaux-Arts; Alain Schnapp, Centre national de la recherche scientifique; Mickaël Szanto, Sorbonne Université

 

18 h

Remise du prix Michel Laclotte

par Laurence des Cars, Présidente-Directrice du musée du Louvre et Jean-Pierre Babelon, conservateur

général honoraire, membre de l’Institut

Le Prix Michel Laclotte a été  créé par la Fondation pour l’Art et la Recherche, hébergée par la Fondation pour la Sauvegarde de l’art français. Il est décerné par le Comité français d’histoire de l’art

 

18 h 20

Clôture

par Laurence des Cars, Présidente-Directrice du musée du Louvre

 

Revue de presse sur Michel Laclotte

En lien avec le prix Michel Laclotte, le CFHA tient une revue de presse sur Michel Laclotte, amenée à s’agrandir …

Et merci de signaler à « presidence@cfha-web.fr » les articles le concernant.

 

Voici dans un premier temps, une suite d’articles parus après son décès, le 10 aout 2021.

« Michel Laclotte, ancien directeur et «architecte» du Grand Louvre, est décédé à 91 ans« , Le Figaro, 11 août 2021

« Michel Laclotte, un historien de l’art amoureux des musées« , par Adrien Goetz, Le Figaro, 11 août 2021

« Mort de Michel Laclotte, ancien directeur du Musée du Louvre. Grand soutien des projets de la Pyramide et du « Grand Louvre » voulu par François Mitterrand, l’historien de l’art s’est éteint, mardi, à l’âge de 91 ans. », Le Monde, 11 août 2021

« La mort de Michel Laclotte, ancien président du Grand Louvre« , par Harry Bellet, Le Monde, 12 août 2021

« Michel Laclotte, Former Louvre Director Who Fiercely Defended I. M. Pei’s Iconic Pyramid Installation, Is Dead at 92« , par Tessa Salomon, Artnews, 12 août 2021  

« Michel Laclotte, Who ‘Created the Modern Louvre,’ Dies at 91« , The New York Times, 10 septembre 2021

« Obituary: Remembering Michel Laclotte, A key player in the world of art history and museums, and director of the Louvre from 1987–1994 », Design/Curial, 15 février 2022

« Michel Laclotte, la générosité comme credo », par Carole Blumenfeld, La Gazette Drouot, 15 octobre 2021.

« Disparition de Michel Laclotte (1929-2021) », par Jean-Pierre Cuzin, L’Objet d’art, octobre 2021, p. 2-3.

« Obituaries. Michel Laclotte (1929-2021) », par Pierre Rosenberg, The Burlington Magazine, dec. 2021, p. 1217-1218 (version française aimablement communiquée par l’auteur ici)

Déclaration du CFHA pour l’Ukraine

Le Comité français d’histoire de l’art (CFHA) condamne avec véhémence l’invasion de l’Ukraine par les forces armées du gouvernement russe. Il soutient la population ukrainienne dans ces moments difficiles et souhaite un prompt rétablissement de la paix, dans des conditions justes.

Le CFHA est profondément préoccupé par les dommages que subissent ou subiront différents musées, sites patrimoniaux, lieux d’enseignement de l’histoire de l’art, institutions culturelles et par le sort de celles et ceux qui les animent et les font vivre. Il exhorte les deux belligérants, et particulièrement le pays agresseur, à respecter ce patrimoine historique commun à l’humanité.

Le CFHA exprime sa profonde solidarité avec toute la communauté académique, notamment celle liée à l’histoire de l’art, et avec toutes les personnes en charge du patrimoine qui sont prises dans la guerre et qui ont souvent dû quitter leurs lieux de vie et de travail dans des conditions dramatiques en Ukraine. Il s’efforcera d’aider les étudiants, enseignants, conservateurs, restaurateurs, et autres acteurs du patrimoine dans la mesure de ses possibilités.

Le CFHA s’engage à multiplier les initiatives pour continuer à faire vivre la riche culture ukrainienne, diffuser et soutenir les actions qui se font jour à ce propos. Il s’engage également à aider la reconstruction de la vie intellectuelle et artistique de l’Ukraine après la fin du conflit, sans créer de rupture avec la communauté académique russe dont une large partie a fait savoir son opposition à cette guerre injuste.

L’Art et son Histoire sont là pour créer des liens entre les peuples, et non des guerres.

2 mars 2022

Le Comité français d’histoire de l’art.

Le CFHA pour l’Ukraine

Le CFHA pour l’Ukraine

 

Voici quelques déclarations d’organismes culturels concernant l’invasion décidée par le gouvernement russe en Ukraine :

ICOM : https://icom.museum/fr/news/declaration-concernant-linvasion-russe-en-ukraine/

ICOMOS : https://www.icomos.org/fr/77-articles-en-francais/105672-declaration-de-l-icomos-sur-l-ukraine

UNESCO: https://www.unesco.org/fr/articles/declaration-de-lunesco-sur-les-evenements-survenus-recemment-en-ukraine

Blue Shield International: https://theblueshield.org/statement-by-the-blue-shield-on-the-situation-in-ukraine/

 

Il est également possible de signer la pétition en ligne lancée à l’initiative du Cercec (EHESS), centre de recherche spécialiste de cette aire géographique, et destinée à montrer la solidarité avec les collègues ukrainiens, ainsi qu’avec les collègues russes qui dénoncent courageusement cette guerre. Elle est en ligne à l’adresse : https://chng.it/9z7yS8CBNn

 

Et lisez également le témoignage de notre collègue ukrainienne.

L’invasion de l’Ukraine est une guerre contre tous les États démocratiques. Alors que nous nous battons pour notre liberté, voici 5 façons dont le monde de l’art peut aider

https://news.artnet.com/opinion/ukraine-invasion-museums-oped-2077801

Le CFHA souhaite pouvoir amplifier son action pour  l’Ukraine et aider nos collègues historiennes et historiens de l’art de ce pays. Si vous avez des informations à nous communiquer, des sites ou des articles à faire partager, merci de les communiquer à « presidence@cfha-web.fr » avec dans le titre du courriel les mots-clés « Stand With Ukraine ». Nous nous arrangerons pour le rediffuser. Merci !

Olivier Bonfait, président du CFHA, pour le conseil exécutif.

Corpus vitrearum – Journée d’études et d’informations , 4 mars 2022

Corpus vitrearum – 2022
Journée d’études et d’informations organisée par le Comité français

Vendredi 4 mars 2022, INHA, salle Vasari, 9h30-17h

 

Programme

  • 9h30 Accueil des participants

I – Actualités

  • 10h – 10h30 Actualités du Corpus vitrearum, Michel Hérold
    Achèvement du Recensement des Vitraux anciens de la France ; publication d’un numéro « Vitrail » de la Revue de l’art.
    Les chantiers suivis par les membres du centre André-Chastel : Karine Boulanger, Michel Hérold, Élisabeth Pillet.
  • 10h30 – 10h45 Actualité des chantiers suivis par le LRMH et préparation d’un dossier Laboratoire/Recherche dans la revue Monumental, Claudine Loisel, Barbara Trichereau (LRMH).
  • 10h45 – 11h Le groupe de travail Verre dans le chantier scientifique de Notre-Dame de Paris, CNRS et ministère de la Culture, Claudine Loisel (LRMH), Élisabeth Pillet (centre André-Chastel).

Pause, échanges

  • 11h15 – 11h45 Actualité de la restauration à Paris, Caroline Blondeau (CDAS), Stéphane Allavena et Louise Delbarre (COARC).
  • 11h45 – 12h Classement et étude du fonds Lorin (Chartres), Valérie Mauret-Cribellier (Inventaire Centre-Val-de-Loire).

Échanges et actualité hors programme.

Déjeuner libre (pour les intervenants à la cantine de l’INHA)

II – Actualités de la recherche universitaire

  • 14h15 – 14h45 Marie Savoldelli, Jacques Simon, master I et Master II, Sorbonne Université.
  • 14h45 – 15h15 Alix Bancarel, Richard Burgsthal, master I et II en cours, Sorbonne Université.
  • 15h15 – 15h45 Auriane Gotrand, Peinture, vitrail, critique d’art. Le parcours d’un artiste chrétien : Claudius Lavergne (1815-1887), thèse en cours université de Clermont-Sorbonne Université.

Pause, échanges

  • 16h – 16h30 Soline Morihain, Sylvie Gaudin, thèse en cours, université de Clermont.
  • 16h30 – 17h François-Remy Roqueton, Les armoiries sur vitraux dans les églises de Gironde, thèse en cours École Pratique des Hautes Études.

Échanges et actualité hors programme

  • 17h30 Réunion plénière du Comité français du Corpus vitrearum
    Réservée aux membres (cf. convocation et ordre du jour spécifique).

 

En application avec les mesures prises dans le cadre du plan VIGIPIRAT nous vous rappelons que l’introduction de tout bagage (valises, y compris format « cabine » et sacs de grande contenance) est désormais interdite dans la galerie Colbert. En vous remerciant pour votre compréhension.

Lancement de la nouvelle version d’AGORHA

Lancement de la nouvelle version d’AGORHA

La nouvelle version d’AGORHA, système de gestion et consultation des bases de données patrimoniales et de recherche produites par l’INHA, publiée fin 2021, est le fruit de trois années de travail et de réflexion, engagées en mai 2018. Alors que les technologies sous-jacentes à la première version d’AGORHA se montraient vieillissantes, il était apparu nécessaire de refonder totalement l’ensemble des logiciels mobilisés pour produire AGORHA.

Les choix effectués pour cette refondation découlent pour beaucoup des expérimentations menées au cours des années précédentes dans le cadre des projets de recherche de l’INHA. Les évolutions et développements qui avaient fait leurs preuves dans des réalisations numériques ponctuelles ont été retenus par le service numérique de la recherche pour développer le nouvel AGORHA.

Il s’agit de revendiquer l’héritage et principe fondateur d’une plateforme mutualisant des bases très différentes, tout en assumant l’importance d’une individualisation propre à chacune des bases de données. C’est en effet la garantie de la « lisibilité » des productions de chaque programme de recherche, et de leur valorisation auprès des publics.

Intervenants : Pierre-Yves Laborde (INHA), Vincent Jolivet (Ecole des chartes), France Nerlich (INHA), Federico Nurra (INHA)

Mercredi 16 février, 18h, INHA, Auditorium Jacqueline Lichtenstein

Table ronde du CFHA : Enseigner l’histoire de l’art hors de l’histoire de l’art

Samedi 22 janvier 2022 17h-18h30

 

Enseigner l’histoire de l’art hors de l’histoire de l’art

Les formations d’histoire de l’art dans les grandes écoles scientifiques et les écoles supérieures d’art et d’architecture.

Table ronde organisée par Olivier Bonfait et Judith Kagan

à l’issue de l’assemblée générale du CFHA

Laurence Bertrand Dorléac, modératrice

 

Table ronde par visioconférence

https://univ-lille-fr.zoom.us/j/95234743974?pwd=ZFMrWDczN0Rzd0dYbmJyQVNoM0RZUT09

 

Trop souvent, la formation en histoire de l’art dans l’enseignement supérieur est considérée, comme limitée aux Universités ou aux grandes écoles « traditionnelles » pour ce champ disciplinaire (École du Louvre, École des chartes, Écoles normales supérieures).

Or l’histoire de l’art est tellement intéressante et engagée dans des questions contemporaines tant par ses approches du visuel que par la mobilisation de savoirs pratiques et méthodologiques que son enseignement existe dans bien d’autres établissements. La discipline est ainsi présente dans des écoles supérieures d’architectures et d’art et dans des établissements a priori plus éloignés de la discipline, tels que l’École polytechnique.

Afin de mieux connaître les modalités d’enseignements de l’histoire de l’art « en dehors de l’histoire de l’art » et d’ouvrir le CFHA à d’autres partenaires au regard du Congrès international d’histoire de l’art à Lyon en 2024 sur la thématique « Matière – Matérialité », il a semblé utile d’organiser une table ronde avec des enseignants de ces différentes formations.

 

Institutions et invités

  • ENSBA : Guitemie Maldonado
  • École supérieure d’art et design Grenoble-Valence : Amel Nafti
  • École nationale supérieure d’architecture de Paris-Belleville : Guy Lambert
  • Ecole Polytechnique : Thomas Schlesser
  • Harvard Graduate School of Design: Antoine Picon

 

Présentation des intervenants

Laurence Bertrand Dorléac est historienne de l’art, professeure des universités à Sciences Po. Elle est l’ auteure de nombreux textes, le dernier : Pour en finir avec la nature morte, Gallimard, 2020. Elle est aussi commissaire d’expositions. Elle a été élue en 2021 à la tête de la Fondation nationale des Sciences politiques et préside le conseil scientifique du Festival de l’histoire de l’art

 

Guy Lambert est maître de conférences en Histoire et culture architecturales à l’Ecole nationale supérieure d’architecture de Paris Belleville, chercheur à l’IPRAUS, umr AUSser. Historien de l’art (Université de Tours), docteur en histoire sociale et culturelle (Université de Versailles-Saint-Quentin en Yvelines), son parcours de chercheur s’est également  inscrit dans le domaine de l’histoire des techniques (CDHTE-Cnam). Ses recherches s’intéressent à l’architecture des XIXe et XXe siècle comme domaine de savoir, comme pratiques et comme relations d’acteurs, en l’envisageant sous l’angle de l’histoire culturelle et de l’histoire matérielle.  Membre fondateur de l’Association d’histoire de l’architecture en 2015, il en est président depuis 2017.

 

Docteur en Histoire de l’art contemporain, Guitemie Maldonado est professeure d’Histoire générale de l’art à l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-arts (Paris) et chargée du cours organique Art Contemporain à l’École du Louvre. Sa thèse, publiée en 2006 aux éditions du CTHS sous le titre Le Cercle et l’amibe : le biomorphisme dans l’art des années 1930, offre un panorama de l’art de l’entre-deux-guerres en Europe et aux Etats-Unis.

 

Diplômée de l’école du Louvre et de la Sorbonne, Amel Nafti est depuis 2018 directrice de l’école supérieure d’art et de design de Grenoble Valence, après avoir été directrice des études et de la recherche à la Villa Arson, à Nice. Par ailleurs co-présidente de l’ANdEA, association nationale des écoles d’art, elle participe tout particulièrement à l’animation du groupe « Histoire des écoles d’art » et organise avec les professeur·es d’histoire et théorie de l’art de son école et al DRAC AURA un séminaire sur les pédagogies à l’oeuvre dans l’enseignement en école d’art.

 

Antoine Picon est directeur de recherches à l’École nationale des Ponts et Chaussées et professeur à la Harvard Graduate School of Design. Il est également président de la Fondation Le Corbusier et membre de l’Académie des Technologies. Il a publié de nombreux articles et ouvrages sur l’histoire des ingénieurs et sur l’histoire de l’architecture et de la ville. Il est notamment l’auteur de Architectes et ingénieurs au siècle des Lumières (1988), Claude Perrault (1988), L’Invention de l’ingénieur moderne (1992), La Ville territoire des cyborgs (1998), Les Saint-simoniens (2002), Culture numérique et architecture (2010), Ornament : The Politics of Architecture and Subjectivity (2013), Smart cities : Théorie et critique d’un idéal auto-réalisateur (2013), Smart Cities : A Spatialised Intelligence (2015), La Matérialité de l’architecture (2018).

 

Thomas Schlesser est directeur de la Fondation Hartung-Bergman à Antibes et professeur d’histoire de l’art à l’École polytechnique depuis 21014. Il a  soutenu sa thèse à l’EHESS (Réceptions de Courbet, fantasmes réalistes et paradoxes de la démocratie (Les presses du réel, 2007) et a publié de nombreux ouvrages sur Gustave Courbet, Paul Chenavard ainsi que sur la censure. Il est également l’auteur de L’Univers sans l’homme (Hazan, 2016) dont il s’apprête à tirer une exposition au Musée des Beaux-Arts de Valence et de Faire rêver (Gallimard, 2019). Il publiera chez Gallimard une biographie d’Anna-Eva Bergman

 

Participez au 35e congrès du CIHA!

35ème Congrès Mondial du CIHA « Mouvement : Migrations » (Motion : Migration)

Du 17 janvier au 21 janvier 2022, rejoignez virtuellement les historiens d’art du monde entier à SÃO PAULO, Brésil!

 

Depuis les premières discussions de la discipline, les travaux d’histoire de l’art proposent de comprendre la création artistique comme des processus de migration ; les inventions sont comprises comme des processus itinérants. L’affirmation de la figure d’un artiste ou d’un style peut ainsi être considérée sous les dehors d’une mécanique complexe de migration d’individus ou de concepts. La migration a également été appréhendée par les historiens de l’art à travers ses aspects historiques, politiques et socio-économiques. Elle constitue en outre une dimension fondamentale de l’expérience humaine depuis le début de l’ère moderne, c’est-à-dire depuis l’ouverture des circumnavigations terrestres qui ont provoqué le déplacement de grands groupes de population sur tous les continents.

Avant que l’histoire de l’art n’accède au rang de discipline scientifique au XIXe siècle, l’art et la culture ont été analysés à la lumière des échanges d’objets, de concepts et de pratiques entre divers territoires et sociétés, non seulement entre l’Europe et ses colonies (dans les deux sens), mais aussi entre l’Afrique et la péninsule arabique, l’Inde, l’Asie ou les Amériques.

Le 35e Congrès Mondial du CIHA, intitulé « Motion : Migrations » se propose de décrire et d’analyser ces différentes formes de migrations, de la manière la plus concrète, comme dans l’épaisseur historiographique et théorique de ces phénomènes. Les défis contemporains doivent nous conduire à redéfinir les cadres épistémologiques de ces questions, de même que les fondements historiques peuvent approfondir et élargir les perspectives de notre connaissance. La migration peut signifier un mouvement de peuples, d’objets et d’idées (ou de concepts).

Source : Traduction partielle du texte de présentation de la partie brésilienne du 35e congrès du CIHA